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Axe 1: Le journalisme en reconfiguration

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Axe 1: Le journalisme en reconfiguration
Co-responsables : Jean-Baptiste Legavre et Rémy Rieffel, avec Arnaud Mercier, Valérie Devillard, Agnès Granchet et Rémy Le Champion

L’univers journalistique n’a jamais été figé, mais les bouleversements récents produits par l’essor d’Internet et des réseaux sociaux remettent aujourd’hui en cause la légitimité sociale des journalistes, leur identité, leurs pratiques professionnelles ainsi que leurs relations au public. Ces bouleversements nécessitent de s’inscrire prioritairement dans le présent, mais en le contextualisant et en l’historicisant.

L’évolution sociographique de la profession

Il s’agit de poursuivre les études menées par l’IFP depuis 1990 qui portent :

  • sur les transformations du groupe professionnel, le profil sociodémographique des journalistes titulaires de la carte ;
  • sur le suivi de nouveaux titulaires de la carte.

Les travaux actuels étudient les « carrières » des journalistes saisies selon une double méthode d’investigation, quantitative (à partir des fichiers de la CCIJP et du réseau professionnel LinkedIn) et qualitative (sur la base d’entretiens avec des journalistes -anciens ou toujours en activité dans une entreprise de presse). Il s’agit d’analyser dans un contexte d’institutionnalisation de la précarité, les évolutions des modalités de recrutement dans les rédactions qui ont basculées dans le numérique et la reconversion des journalistes dans d’autres univers professionnels.

Intellectuels, écrivains et médias

Cet axe vise à analyser les transactions entre, d’un côté, les intellectuels et écrivains et de l’autre, les mondes médiatiques et plus particulièrement les journalistes. Plusieurs questions sont abordées : quelle place pour les écrivains et intellectuels dans l’espace public médiatique ; quelles représentations de ces figures dans les médias ; quelles places pour les médias et les journalistes dans les productions des écrivains.

L’essor d’un journalisme de la demande

L’ascendant croissant du « journalisme de marché », par opposition au « journalisme de l’offre », interroge le déterminisme économique et technologique dans le secteur de la presse à la lumière d’une part, des exigences des annonceurs et d’autre part, des consommateurs d’information. Dans ce nouveau format, comment caractériser la fabrique de l’information, l’organisation des rédactions, le rapport d’indépendance avec les autres services de l’entreprise de presse (études, marketing, régie publicitaire…). Il s’agit de mieux mesurer l’influence du marché et de ses acteurs et actrices aux différentes étapes du travail journalistique à savoir la collecte, la sélection, la hiérarchisation et le traitement de l’information pour au final évaluer l’évolution de la qualité des contenus journalistiques.

Le smartphone au cœur des reconfigurations du journalisme

Parmi les multiples activités qui passent désormais par le smartphone figure en bonne place la recherche d’informations, prioritairement via les réseaux socionumériques comme Facebook, Twitter ou Snapchat, ou alors via les sites mobiles ou les applis mobiles des médias. Le smartphone intervient également dans le processus de production de l’information grâce aux captations des amateurs comme des professionnels. Ce nouvel outil interroge le journalisme : les journalistes mobiles sont-ils destinés à devenir une sous-catégorie particulière du journalisme ; le poids de l’audience mobile condamne-t-il les rédactions à modifier leurs formats ; quel modèle économique de l’information mobile se dégage ou devra être inventé.