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Publications 2018-2020

Publications
Publications 2018-2020
Ouvrages et revues auxquels ont collaboré des chercheurs du Carism

2020

 

stigmatiser.pngStigmatiser : Discours médiatiques et normes sociales,

Éditions du Bord de l’Eau, à paraître 2020
sous la direction de Maëlle Bazin, Frédéric Lambert, Giuseppina Sapio

Les textes réunis dans ce livre étudient les langages de la stigmatisation et les réponses que des sujets stigmatisés peuvent produire, individuellement ou collectivement, pour s’en défendre. La stigmatisation se manifeste dans les discours d’une société donnée à un moment donné, elle se nourrit d’une culture de la haine et repose sur la construction arbitraire d'une domination. Désigner une différence, attribuer un nom injurieux, assigner un rôle, exclure, légitimer des actes de violence, telles sont les étapes qui scandent le processus de stigmatisation. Classes sociales, genres, origines, couleurs de peau, professions, confessions, appartenances politiques, maladies, handicaps apparaissent alors comme la justification de rejets, de violences symboliques et physiques. Pour lutter contre la discrimination et la ségrégation, des formes multiples de résistances voient le jour qui peuvent s’inscrire dans le registre du politique et du militantisme. Certains groupes se saisissent des mots et des images qui stigmatisent pour les resignifier, et ainsi proposer des représentations qui combattent les préjugés.

Tel pourrait être le récit de ces pages : comprendre comment les préjugés circulent dans nos sociétés d’information et de communication, à la télévision, dans la presse, dans les forums en ligne et sur les réseaux sociaux, au cinéma ou dans la littérature, pour entendre les discours qui les refusent.

 

·      "Globalizing the peoplemetered audience”

in The Routledge Companion to Global Television, New York: Routledge/Taylor & Francis, pp 121-130, 2020
Jérôme Bourdon & Cécile Méadel, sous la direction de Shawn Shimpach.

10. Jerome Bourdon and Cécile Méadel: Globalizing the Peoplemetered Audience

Featuring scholarly perspectives from around the globe and drawing on a legacy of television studies, but with an eye toward the future, this authoritative collection examines both the thoroughly global nature of television and the multiple and varied experiences that constitute television in the twenty-first century.

Companion chapters include original essays by some of the leading scholars of television studies as well as emerging voices engaging television on six continents, offering readers a truly global range of perspectives. The volume features multidisciplinary analyses that offer models and guides for the study of global television, with approaches focused on the theories, audiences, content, culture, and institutions of television. A wide array of examples and case studies engage the transforming practices, technologies, systems, and texts constituting television around the world today, providing readers with a contemporary and multi-faceted perspective.

In this volume, editor Shawn Shimpach has brought together an essential guide to understanding television in the world today, how it works and what it means – perfect for students, scholars, and anyone else interested in television, global media studies, and beyond.

 

 

2019

 

"Une histoire de l'usager des technologies de l'information et de la communication"

Le Mouvement social, n°268, vol.3, p. 29-44, 2019
Cécile Méadel.

Que peut-on dire sur l’usager des technologies de l’information et de la communication qui vaille à la fois pour les différentes technologies domestiques concernées et pour les cent dernières années ? Cette période voit en effet à la fois des innovations permanentes, la démultiplication des outils, leur transformation incessante et leur diffusion accélérée dans toutes les strates de la population. Cet article propose, à partir d’une relecture des recherches sur la situation française, de comprendre comment l’individu se redéfinit et redéfinit son réseau social à travers leur utilisation. Après avoir présenté quelques caractéristiques propres aux usagers, l’article se développe autour d’une double tension qui fait controverse dans les travaux : la première entre usager pionnier et usager de masse, la seconde entre usager individuel et usager collectif.

 

 

« Les injonctions dans les institutions culturelles »

Les Enjeux de l’Information et de la Communication, n°20/3, 2019, p. 5 à 12, [en ligne] URL : https://lesenjeux.univ-grenoble-alpes.fr/2019/supplement-a/00-presentation-du-supplement-2019-a-les-injonctions-dans-les-institutions-culturelles-ajustements-et-prescriptions
Présentation et coordination du supplément 2019 A par Alexis Lucie, Appiotti Sébastien, Sandri Éva

 

« Media, communication technologies and forced migration: Promises and pitfalls of an emerging research field »

European Journal of Communication, vol. 34, issue 6, 2019, p. 582-593
Tristan Mattelart, auteur et coordination du dossier spécial « Media, communication technologies and forced migration »,

 In this article, we identify some of the main axes structuring the emergent research field of ‘Media, communication technologies and forced migration’, whose development has been greatly stimulated by the so-called European ‘migration crisis’. In consonance with the cross-cutting theme of this Special Issue, we study more specifically, concentrating mainly on the European context, how, within this research field, media and communication technologies have been represented either as contributing to the building of symbolic borders or, on the contrary, as tools facilitating the circumvention of symbolic and territorial borders. Basing our argument on some of the main works that have given shape to this research field, we assess – with no claim for exhaustiveness – some of the latter’s main contributions and limitations.

 

 « Les temps changent. Une formation à l'âge de l'avenir “en miettes” »

dans Générations historiennes, Paris, CNRS éditions, 2019, p. 475-482
Bibia Pavard, sous la direction de Yann Potin et Jean-François Sirinelli

C’est à une nouvelle histoire des historiens que nous convie cet ouvrage, à la lumière d’une notion dynamique et féconde, celle de génération. Les 58 auteurs réunis dans ce volume explorent pour la première fois l’évolution de leur discipline à l’aune des « générations historiennes » qui l’ont façonnée. De Jules Michelet à nos jours…
Trois grandes parties forment la trame de cet ouvrage choral. La première fait revivre deux siècles d’historiographie française en dressant le portrait de 14 générations qui se sont succédé depuis le début du XIXe siècle.
La deuxième partie donne la parole à une trentaine d’historiennes et historiens nés entre 1942 et 1983, invités à retracer leur propre itinéraire. Ont-ils eu le sentiment d’appartenir ou non à une génération et de s’inscrire en rupture par rapport aux précédentes ?
Enfin, à partir d’une quinzaine d’études de cas (la Révolution française, l’histoire coloniale, l’histoire des femmes…), la troisième partie revisite, sous l’angle générationnel, les grands débats qui agitent le champ foisonnant du travail historique.

 

 

« L’effet Soljenitsyne et la réflexion sur le totalitarisme »

dans Culture, médias, pouvoirs aux États-Unis et en Europe occidentale de 1945 à 1991, Dijon, Éditions universitaires de Dijon, 2019
Rémy Rieffel, sous la direction de
Philippe Poirrier

 

 

 

Louis Guilloux dans les médias. Les réceptions de l’œuvre

Rennes, Presses universitaires de Rennes, 2019
sous la direction de Jean-Baptiste Legavre

Analyser les réceptions médiatiques d’un écrivain, c’est mieux voir les transactions à l’œuvre. Guilloux compose, accepte, masque. Il évite aussi de parler de ce dont il ne souhaite pas parler, comme son voyage en URSS en 1936. Guilloux tente encore dans les médias de lutter contre sa peur de trahir ses origines autant que de dissimuler sa grande difficulté à se penser comme un théoricien de la (de sa) littérature. En observant au fil des contributions les réceptions de l’œuvre de Louis Guilloux se dessinent en arrière-plan la vie des périodiques autant que le travail de la critique littéraire tout au long du XXe siècle.

 

 

« Une plateforme au service d’un monde professionnel mobilisé : enjeux symboliques et économiques »

tic&société [En ligne], Vol. 13, N° 1-2, 2019. URL : http://journals.openedition.org/ticetsociete/3299
Marie-Eva LESAUNIER

En prenant pour objet une plateforme de vidéos à la demande par abonnement spécialisée dans le documentaire de création, cet article cherche à rendre compte des enjeux professionnels d’une telle entreprise, enjeux qui recouvrent des dimensions à la fois symboliques, politiques, économiques et industrielles. Il apparaît que le modèle économique de la plateforme, fondé sur l’intégration verticale de la filière de production des films, témoigne de la mobilisation d’un monde professionnel pour la défense et la réaffirmation de sa légitimité et de ses frontières. Ce modèle, très éditorialisé, est néanmoins confronté à un écosystème numérique concurrentiel où des logiques préexistantes restent à l’œuvre. La viabilité des plateformes audiovisuelles de niche est donc mise en question.

 

 

« Culturebox, le portail culturel au cœur de la stratégie numérique de France Télévisions »,

tic&société [En ligne], Vol. 13, N° 1-2, 2019, URL : http://journals.openedition.org/ticetsociete/3226

Lucie ALEXIS

Cet article porte sur les stratégies éditoriales de France Télévisions dans un contexte concurrentiel marqué par le succès de plateformes telles que YouTube ou Dailymotion dans l’offre de contenus numériques. Plus précisément, il consiste en une étude de Culturebox, le portail numérique de France Télévisions consacré à la culture et refondu en 2013. Nous avons ainsi procédé à une analyse sémiologique des écrans d’accueil du site entre 2014 et 2017, puis rapporté celle-ci aux choix éditoriaux du groupe de service public. Empruntant au format du magazine culturel en ligne, le dispositif témoigne de logiques d’hybridation à l’œuvre dans la configuration des pratiques d’écritures et des modalités d’exposition des contenus. En outre, il manifeste une politique éditoriale visant à promouvoir une « culture de service public », reproduisant ainsi sur Internet le positionnement culturel identifiable sur l’antenne linéaire de France 2.

 

 

« Vivre les représentations médiatiques de son trouble mental »

Les Cahiers du journalisme - Recherches, vol. 2, n°3, 2019, p. R9-R28, http://cahiersdujournalisme.org/V2N3/CaJ-2.3-R009.html
Blandine Rousselin

Cet article s’intéresse aux discours sur le traitement médiatique des problèmes de santé mentale de personnes se présentant comme atteintes de troubles mentaux sur le Web. On étudiera, avec une analyse de corpus et des entretiens, comment les personnes concernées perçoivent les contenus médiatiques véhiculant des représentations sociales stigmatisantes sur la santé mentale, renforçant la stigmatisation, la discrimination et le rejet préexistants. Comment vivent-elles le fait de voir le trouble dont elles sont atteintes représenté ainsi et quelles positions adoptent-elles à ce sujet ? Elles expriment des critiques sur le vocabulaire employé par les journalistes, considéré comme discriminant et les représentations associant troubles mentaux et violence. En revanche, les approches médiatiques donnant la parole aux personnes avec l’expérience d’un trouble mental et les angles didactiques sont plébiscités.

 

 

« L’empowerment féminin noir sur YouTube en France »

Terminal [En ligne], 125-126, 2019. URL : http://journals.openedition.org/terminal/5453

Jaércio Bento da Silva

Cette étude de caractère préliminaire a pour intérêt de contribuer à une réflexion sur la pratique militante des femmes noires sur YouTube, dans l’objectif de comprendre ses singularités. Plus particulièrement sur la production de six youtubeuses qui mènent un travail de « pédagogie », en ayant pour objectif d’interroger les productions médiatiques et culturelles sous le prisme de l’intersectionnalité. L’article est divisé en trois axes. Tout d’abord, une perspective socio-historique de la prise de parole des femmes noires en France. Ensuite, nous situons cet espace numérique de création dans une logique d’empowerment, en analysant précisément leur mode de production et leurs stratégies pour s’approprier collectivement d’une parole dite confisquée dans l’espace public. Finalement, nous introduisons quelques éléments permettant de réfléchir aux ambivalences de la réception de ce discours. Ici, la production d’information est un enjeu de lutte, dans la quête de produire d’autres manières de raconter le monde par la critique (Cardon et Granjon, 2013) ; l’attente d’une reconnaissance à la fois sociale et morale, et de lutte contre le mépris (Renault, 2000).

 

 « Se raconter sur le Web, une source d’empowerment pour les personnes atteintes de troubles mentaux »

Terminal [En ligne], 125-126, 2019  http://journals.openedition.org/terminal/5232

Rousselin Blandine,

L’article s’intéresse à la façon dont les personnes atteintes de troubles mentaux utilisent les dispositifs numériques -blogs, microblogs, réseaux socionumériques, plateformes de partage de vidéos- pour prendre la parole et partager dans l’espace public leur expérience personnelle. Les personnes concernées peuvent vivre des situations stigmatisantes, des discriminations et la prise de parole à ce sujet n’est pas toujours évidente. Leurs troubles sont parfois source de difficultés dans leurs interactions sociales, mais les obstacles rencontrés viennent aussi de la dimension souvent taboue de ces sujets. L’objectif est donc de déterminer, avec une analyse de corpus et des entretiens semi-directifs, si leur pratique d’expression en ligne peut créer une situation d’empowerment dans ses dimensions individuelles et collectives et quelles sont les capacités qu’elle leur permet de développer.

 

 

« Information and news inequalities »

in Digital Media Inequalities. Policies Against Divides, Distrust and Discrimination, Nordicom, 2019, p. 215-228
Tristan Mattelart, Stylianos Papathanassopoulos et Josef Trappel, sous la direction de Josef Trappel

 Early optimistic internet evangelists addressed news and information as an area in which digital technologies would eradicate social inequality; social networks, social media and other forms of grassroots or Indymedia would establish a powerful counter-public. From today’s perspective, such digital over-optimism is no longer justified. Economic resources for news production are still unevenly distributed, and inherited patterns of unequal news coverage between central and peripheral nations still prevail. Digital technologies have rather added new layers to the existing news inequalities, in particular in the political economy of news. Digital and social forms of inequality appear to be deeply intertwined in the news realm.

 

"Paris and Nice Terrorist Attacks : Expoloring Twitter and web archives"

Media, War and Conflict, 13(2), 2019
Romain Badouard, V. Schafer et al.

The attacks suffered by France in January and November 2015, and then in the course of 2016, especially the Nice attack, provoked intense online activity both during the events and in the months that followed. The digital traces left by this reactivity and reactions to events gave rise, from the very first days and even hours after the attacks, to a ‘real-time’ institutional archiving by the National Library of France (Bibliothèque nationale de France, BnF) and the National Audio-visual Institute (Institut national de l’audiovisuel, Ina). The results amount to millions of archived tweets and URLs. This article seeks to highlight some of the most significant issues raised by these relatively unprecedented corpora, from collection to exploitation, from online stream of data to its mediation and re-composition. Indeed, web-archiving practices in times of emergency and crises are significant, almost emblematic, loci to explore the human and technical agencies, and the complex temporalities, of ‘born-digital’ heritage. The cases examined here emphasize the way these ‘emergency collections’ challenge the perimeters and the very nature of web archives as part of our digital and societal heritage, and the guiding visions of its governance and mission. Finally, the present analysis underlines the need for a careful contextualization of the design process – both of original web pages or tweets and of their archived images – and of the tools deployed to collect, retrieve and analyse them.

 

« Les gardiens de la mémoire : mobilisations et conflits d’appropriation autour de mémoriaux post-attentats à Madrid, Londres et Paris »

Ethnologie française, n°173, 2019, p. 63-75
Maëlle Bazin et Gérôme Truc

Partant de trois scènes ethnographiques, à Paris, Madrid et Londres, cet article analyse les conflits d’appropriation qui se jouent autour de mémoriaux post-attentats. Ces conflits apparaissent révélateurs d’une tension entre la mémorialisation publique d’attentats et des rapports plus personnels à ces événements, d’où émerge une figure d’acteurs particulière : celle des « gardiens de la mémoire », qui estiment devoir se mobiliser sur ces sites afin d’entretenir la mémoire des victimes.

 

Dossier « L’attentat, du tyrannicide au terrorisme »

Le Temps des médias, n°32, mars-avril 2019
Numéro sous la direction de Maëlle Bazin, Gilles Ferragu et Claire Sécail

Par l’attentat, le terroriste cible la destruction d’un système ou d’une figure ennemie mais vise également la médiatisation, recherche la visibilité, convoite la postérité par l’image pour atteindre son objectif politique. Les attentats qui surviennent sur le territoire d’une communauté nationale suscitent une couverture médiatique dont l’intensité, quel que soit le contexte historique, répond généralement à un besoin accru d’information de la part des publics. Des premières attaques au couteau relatés dans les chroniques antiques aux tyrannicides mis en images dans les caricatures modernes jusqu'aux récentes attaques djihadistes retransmises en direct par les chaines d’information continue, ce dossier du Temps des médias s’intéresse à la façon dont les médias se saisissent de l’attentat à différentes époques et le répercutent auprès de leurs contemporains.

 

« Les pratiques médiatiques et communicationnelles au sein des foyers issus de l’immigration, entre le local et le transnational. Retour sur une enquête »

Revue française des Sciences de l’information et de la communication, n°17, 2019
Tristan Mattelart

La littérature sur les usages des médias ou des nouveaux médias par les diasporas est devenue un lieu central pour analyser l’élaboration, à l’ère de la mondialisation, d’identités décrites comme transnationales. Cependant, en procédant de la sorte, cette littérature a tendu à mettre l’accent sur les connexions médiatisées transnationales de ces populations au détriment d’autres formes d’interactions médiatisées. Érigées en symboles de ces connexions transnationales, ces populations ont, à bien des égards, dans cette littérature sur les médias et les diasporas, cessé d’être des usagers ordinaires des médias ou des technologies de communication. En rupture par rapport à ce type de perspective, nous avons conduit une étude qualitative auprès de familles d’origine maghrébine vivant à Paris ou dans ses environs, afin d’analyser leurs usages ordinaires des médias et des technologies de communication. Tout en tenant compte des dimensions transnationales de leurs pratiques, nous avons essayé de faire en sorte de ne pas accorder à celles-ci une place telle que cela empêche de comprendre les autres dimensions de leurs expériences médiatiques les plus banales. Dans cet article, nous proposons de revenir sur cette recherche, d’expliquer comment nous l’avons conçue théoriquement et empiriquement, avant d’en exposer les principaux résultats.

 

« Ebola and Localized Blame on Social Media: Analysis of Twitter and Facebook Conversations During the 2014–2015 Ebola Epidemic »

Culture Medicine and Psychiatry, juin 2019, en ligne, 24p.
Roy M., Moreau N., Rousseau C., Mercier A., Andrew Wilson A., Atlani-Duault L.

This study aimed to analyze main groups accused on social media of causing or spreading the 2014-2016 Ebola epidemic in West Africa. In this analysis, blame is construed as a vehicle of meaning through which the lay public makes sense of an epidemic, and through which certain classes of people become "figures of blame". Data was collected from Twitter and Facebook using key word extraction, then categorized thematically. Our findings indicate an overall proximate blame tendency: blame was typically cast on "near-by" figures, namely national governments, and less so on "distant" figures, such as generalized figures of otherness ("Africans", global health authorities, global elites). Our results also suggest an evolution of online blame. In the early stage of the epidemic, blame directed at the affected populations was more prominent. However, during the peak of the outbreak, the increasingly perceived threat of inter-continental spread was accompanied by a progressively proximal blame tendency, directed at figures with whom the social media users had pre-existing biopolitical frustrations. Our study proposes that pro-active and on-going analysis of blame circulating in social media can usefully help to guide communications strategies, making them more responsive to public perceptions.

 

« Vivre le "tournant numérique". Retour sur la délinéarisation du magazine culturel Des mots de minuit »

Télévision, 2019/1 (n° 10), p. 143 à 161
Lucie Alexis

 Cet article porte sur les transformations des pratiques journalistiques du linéaire au web des professionnels de la télévision. Nous nous demandons comment un programme à l’origine télévisuel peut conserver une ligne éditoriale dès lors qu’il doit composer avec un changement de forme médiatique et ce que cela implique en termes d’évolution des pratiques journalistiques. Pour cela, nous observons la mutation de France Télévisions vers le numérique telle qu’elle est vécue par les équipes de Des mots de minuit. Nous avons réalisé deux entretiens menés conjointement avec Philippe Lefait, le journaliste-présentateur de l’émission, et Rémy Roche, le rédacteur en chef en 2014 juste avant l’intégration de la nouvelle formule sur le portail culturel de France Télévisions, Culturebox et en 2016, un an et demi après celle-ci. En même temps nous avons procédé à une analyse sémio-discursive du site. L’article met en avant l’ambivalence du rapport de l’équipe au numérique, entre appréhension et appropriation des outils nouveaux.

 

« L – M : LANGAGES (logorallye) / LECTURES / LEXIQUE / MÉDIATIONS HYBRIDES »,

Communication & langages, 2019/2 (n° 200), p. 177 à 194
Lucie Alexis, Étienne Candel, Yves Jeanneret, Aude Seurrat et Elsa Tadier

 

« Text–Image Relationships in Tweets: Shaping the Meanings of an Epidemic »

Societies, 9 (1), 2019, 12p.
Morin C., Mercier A., Atlani-Duault L.

1. Background: While many studies analyze the functions that images can fulfill during humanitarian crises or catastrophes, an understanding of how meaning is constructed in text–image relationships is lacking. This article explores how discourses are produced using different types of text–image interactions. It presents a case study focusing on a humanitarian crisis, more specifically the sexual transmission of Ebola. 2. Methods: Data were processed both quantitatively and qualitatively through a keyword-based selection. Tweets containing an image were retrieved from a database of 210,600 tweets containing the words “Ebola” and “semen”, in English and in French, over the course of 12 months. When this first selection was crossed with the imperative of focusing on a specific thematic (the sexual transmission of Ebola) and avoiding off-topic text–image relationships, it led to reducing the corpus to 182 tweets. 3. Results: The article proposes a four-category classification of text–image relationships. Theoretically, it provides original insights into how discourses are built in social media; it also highlights the semiotic significance of images in expressing an opinion or an emotion. 4. Conclusion: The results suggest that the process of signification needs to be rethought: Content enhancement and dialogism through images have a bearing on Twitter’s use as a public sphere, such as credibilization of discourses or politicization of events. This opens the way to a new, more comprehensive approach to the rhetorics of users on Twitter.

 

« Réarmer la critique sociologique du journalisme »

N° 46 de la revue Savoir/Agir, janvier 2019 
Sous la direction de Jean-Baptiste Comby et Benjamin Ferron avec les contributions de Géraud Lafarge, Samuel Bouron, Eric Darras, Julie Sedel, Marie Neihouser, Martin Baloge et Nicolas Hubé, Nicolas Kaciaf, Chupin Ivan et Pierre Mayance, Rodney Benson

En offrant un aperçu d’enquêtes récentes qui permettent de faire le point sur les structures sociales du journalisme, ce numéro souhaite réarmer la critique sociologique de ce champ. À rebours des poncifs semi-savants sur ses métamorphoses à l’ère numérique, tous les indicateurs empiriques convergent pour montrer que sa subordination aux pouvoirs économiques se poursuit et s’accélère. L’état général des rapports de force structurant le champ journalistique ne s’est donc pas transformé, mais l’hégémonie progressive du pôle commercial entraîne un double mouvement : une dépolarisation avec l’affaiblissement des pôles politiques et culturels qui pèsent moins fortement dans la distribution des positions ; une verticalisation de cette répartition des places avec une asymétrie plus forte dans les hiérarchies professionnelles, notamment dans les salaires et les positions de prestige, ainsi qu’entre le local et le national. Cette verticalisation s’opérant dans un contexte d’élévation du recrutement social de la profession, elle fournit un indice supplémentaire de la domination accrue du capital économique sur le capital culturel au sein des classes privilégiées.

Le temps des médias numéro 31 - Revue d'histoire - Le temps long des réseaux sociaux numériques

« Le temps long des réseaux sociaux numériques »

N° 31 de la revue Le Temps des Médias, automne 2018 
Coordonnée par Frédéric Clavert, Martin Grandjean et Cécile Méadel

Depuis leur émergence au milieu des années 2000, les réseaux sociaux numériques favorisent et provoquent une accélération de la circulation des informations, les transformant en médias à part entière. Leurs moyens et leur infrastructure techniques autorisent leurs membres à participer non seulement à la diffusion mais également à la création et à la mise en forme de ces informations. Si la (relative) nouveauté des technologies et infrastructures utilisées par les réseaux sociaux numériques est bien documentée, celle des pratiques des utilisateurs/acteurs de ces services dans les modes d’émergence et de circulation de l’information l’est moins. Ce dossier du Temps des médias souhaite mettre au centre de sa démarche une série de questionnements touchant à l’interaction entre (nouvelles) technologies, rythmes ou formats de l’information et (nouveaux) acteurs. Si le cas des réseaux sociaux numériques est considéré comme emblématique de nouveaux modèles de production et de circulation des informations, ce dossier s’appuie sur des approches diachroniques qui permettent ainsi de réintroduire une pluralité de temporalités dans l’étude des réseaux sociaux numériques.

Communication & Langages, écrits de rues - expression collectives, expressions politiques« Écrits de rues, expressions collectives, expressions politiques »

N° 197 in Communication & langages, septembre 2018
Frédéric Lambert
responsable du dossier avec Maëlle Bazin

Les écrits de rue – Mai 1968, Septembre 2001, Janvier 2015 (Charlie Hebdo et l’Hypercasher), Novembre 2015 (le Bataclan et les terrasses parisiennes) les écrits des 32, 33, 34 mars 2016… (Nuit Debout et son calendrier Dada) ou ceux des révolutions arabes –font événement au sein d'une actualité. Ils sont en même temps événements d'écriture, mais aussi écritures en événement. Ici, l'écrit entre littéralement dans l'espace politique, met en visibilité une crise et son moment discursif, souligne les formes poétiques et graphiques de la légende collective que partage à ce moment précis une société.

L’enjeu de ce dossier est donc d’identifier et d’analyser ces écritures qui font elles-mêmes événement. Ces textes partagés, repris, reconfigurés, sur les murs, sur les affiches, sur les banderoles, tagués sur le socle d'une statue, reproduits à la Une des journaux papiers, aujourd'hui proliférant sur les pages des réseaux sociaux, forgent un temps nos esprits, participent à l'écriture d'une histoire au présent. 

Les écritures en événement sont attendues par une armada de professionnels : à peine jetées au sol, taguées au mur, brandies sur un carton, que des institutions s'en saisissent. Elles sont gérées et budgétisées deux fois : par les services de la Propreté, et par les conservateurs. Collections ou échantillons, elles peuvent se constituer en archives. Cette parole spontanée, éphémère, hurlée et murmurée appartient aujourd'hui aux registres d'une histoire, d'une anthropologie et d'une sémiotique des langues vivantes au sein des arènes publiques.

#Info Commenter et partager l'actualité sur Twitter et Facebook#info. Commenter et partager l'actualité sur Twitter et Facebook

Éditions de la Maison des sciences de l'homme, 2018 
Sous la direction de Mercier A. et Pignard-Cheynel N.

De plus en plus souvent l'information journalistique arrive directement sur les « murs » de nos réseaux sociaux, en priorité Facebook ou Twitter, mais aussi LinkedIn ou Snapchat et bien sûr via des vidéos mises en ligne sur YouTube ou DailyMotion. La médiation de ces plateformes pour accéder à l'information d’actualité n’est pas neutre. 

L’objet de ce livre est d’essayer de comprendre ce qui change dans notre rapport aux médias, notre relation à l’information dès lors que se met petit à petit en place un nouvel écosystème de l’information à l’ère des réseaux socionumériques. Que partage-t-on ? Comment le faisons-nous ? Comment commentons-nous l’actualité sur Twitter ou Facebook ? Quels nouveaux usages, quels arts de faire les internautes mettent-ils en œuvre pour utiliser les dispositifs offerts par ces plateformes : hashtags, like, retweet, emojis et émoticônes…À l’heure des fake news, des risques d’enfermement dans des « bulles de filtre » via les recommandations de nos « amis » et des algorithmes, il est indispensable, pour le bon fonctionnement de nos démocraties, de prendre pleinement conscience du bouleversement qui se joue sous nos yeux, dans nos pratiques quotidiennes d’information.

La télévision - La découverteLa télévision

Coll. Repères, Éditions La découverte, Paris, 2018
Rémy Le Champion

Premier loisir des Français, la télévision nous accapare, nous captive, nous distrait, nous passionne. Elle définit son époque. Et avec son époque, elle évolue, se multiplie, innove, s’enrichit et se transforme pour relever le défi de la modernité numérique.

Qu’est-ce qui caractérise la télévision, son intimité, ses ressorts, ses règles de fonctionnement, ses acteurs et leur stratégie ? Comment l’équation économique s’avère-t-elle déterminante dans la programmation ? Dans quelle mesure le système de régulation est-il à la fois protecteur pour le tissu productif et les téléspectateurs, et contraignant pour les chaînes ? Comment la télévision gère-t-elle la transition numérique ? Comment s’invente-t-elle un futur avec Internet ? Autant de questions auxquelles cet ouvrage s’efforce d’apporter des éléments de réponse.

La loi Bichet sur la distribution de la presse, 70 ans après« Les principes de la loi Bichet »

La loi Bichet sur la distribution de la presse, 70 ans après - Éditions Panthéon-Assas, coll. « Colloques », 2018, pp. 43-64 
A. Granchet
sous la direction de Laurence Franceschini et Camille Broyelle

En quête d'archives - Bricolages méthodologiques en terrains médiatiques« Analyser les débats publics autour d'une loi controversée »

En quête d'archives : bricolages méthodologiques en terrains médiatiques, Paris, éd. INA, 2018
Valérie Devillard
et Guillaume Le Saulnier, Josiane Jouët et Cécile Méadel sous la direction de Sarah Lécossais, Nelly Quemener

Annuaire français de relations internationale - AFRI« Russia Today et le renouveau de la diplomatie médiatique russe : de la projection mondiale du Kremlin à la "réinformation" en France »

Annuaire français de relations internationales, volume XIX, 2018, p. 927-945
Tristan Mattelart

Mai 68, Bibia Pavard, Que-sais-je ?Mai 68

Presses universitaires de France, Que sais-je ?, 2018
Bibia Pavard

Un demi-siècle plus tard, « Mai 68 » reste sujet à controverses. La mémoire peut-elle laisser place à l'histoire ? C'est le pari de Bibia Pavard dans cet essai nuancé.

Revenant sur les contextes d'émergence d'une contestation multiforme, elle décrit comment se sont embrasées villes et campagnes. Des pavés jetés dans le Quartier latin jusqu'aux facultés et usines occupées partout en France, un vent d'insubordination souffle sur la France en mai et juin. La grève est d'une ampleur sans précédent et touche des secteurs très variés. Si, fin juin, les éléctions législatives sonnent le retour à l'ordre, non sans résistances, elles ne viennent pas clore une séquence historique qui se poursuit. L'esprit de 68 perdure sous des formes politiques et culturelles diverses tout au long des années 1970. Qu'en reste-t-il aujourd'hui ?

Dans cette analyse globale variant les échelles et les regards renaît le souvenir d'une période fondatrice ayant « changé la vie » de plus d'une génération.

Le désenchantement d'internet - désinformation, rumeur et propagandeLe désenchantement de l'internet. Désinformation, rumeur, propagande

FYP Éditions, 2017
Romain Badouard

L'ouvrage de référence sur les fake news et la désinformation
Internet est-il devenu l’ennemi de la démocratie ? Rumeur, fake news, harcèlement, propagande, surveillance généralisée…, le débat public en ligne s’est transformé en véritable champ de bataille. Pourtant, il y a encore une dizaine d’années, on louait l’exemplarité de l’internet comme étant l’outil d’un renouveau démocratique. Comment expliquer ce retournement ?

Cet ouvrage propose une synthèse claire et pédagogique sur les enjeux politiques de l’internet. L’auteur montre que le pouvoir se loge au coeur même des technologies. Internet porte en lui un modèle communautariste qui favorise les clivages. Dans cet univers profondément conflictuel,l’enjeu n’est plus d’échanger, mais d’occuper l’espace. La dérégulation généralisée du marché de l’information fait peser de sérieuses menaces sur l’exercice de la liberté d’expression.

C’est la défense de l’internet comme bien commun qui est en train de se jouer aujourd’hui. Et parce que le numérique est l’affaire de tous, c’est aussi l’avenir de nos démocrates dont il est question.

La communication politique - Les essentiels d'HermèsLa communication politique

Nouvelle édition revue et augmentée, CRNS Éditions, juin 2017
Sous la direction d'Arnaud Mercier

Le temps des médias numéro 29 - Revue d'histoire - Féminismes« Féminismes »

N° 29 de la revue Le Temps des Médias, 2017
Coordonné par Claire Blandin, Sandrine Lévêque,  Simon Massei et Bibia Pavard

Le Web dans les rédactions de presse écrite - Processus, appropriations, résistancesLe Web dans les rédactions de presse écrite. Processus, appropriations, résistances

Éditions L'Harmattan Pepper, 2017
Sous la direction de Jean-Baptiste Legavre, Rémy Rieffel

Le web a eu de fortes incidences sur le monde des journalistes de la presse écrite. Cet ouvrage se concentre sur les changements observables au sein des rédactions des quotidiens liés à l'arrivée du web. La nouvelle conception du temps, le bi-média et le live blogging sont autant de nouveaux défis que doivent relever les journalistes.

Enquêter sur l'internationalisation des biens médiatiques et culturelsEnquêter sur l'internationalisation des biens médiatiques et culturels

Presses universitaires de Rennes, Res Publica, 2017
Sous la direction de Jean-Baptiste Comby

Tandis que depuis un demi-siècle la « mondialisation culturelle » ne cesse d’être louée pour ses supposées vertus démocratiques ou contes- tée pour ses présumées logiques impérialistes, ses rouages sociaux restent étonnamment méconnus. Si son économie politique est régulièrement discutée, les professionnels de l’internationalisation des biens culturels et médiatiques ont, eux, fait l’objet de peu d’attention. Qui sont ces femmes et ces hommes au cœur de l’import-export des biens symboliques ? Comment en viennent-ils à (s’)investir à l’international, avec quelles ressources, en poursuivant quels enjeux et en tenant compte de quelles contraintes ? Quels intérêts inséparablement sociaux et nationaux engagent-ils dans leurs métiers ? La partie visible des échanges symboliques à l’international, souvent teintée d’économisme et de technologisme, dissimule en fait une compétition sociale entre différentes fractions des champs du pouvoir.

À rebours des approches culturalistes, cet ouvrage éclaire les hiérarchies sociales au principe de l’inégale circulation internationale des biens culturels. Tout le monde n’a pas les moyens de jouer le jeu de la « mondialisation », de se mobiliser par-delà les frontières ou de faire un usage distinctif des livres et films étrangers. Si concurrence il y a, elle met sans doute moins à partie des pays que des catégories sociales. Le montrer empiriquement c’est aussi lutter contre les clichés différencialistes qui, en essentialisant et en figeant les cultures, font le lit des visions xénophobes.

Les différentes contributions étayent donc cette perspective. Elles expliquent comment il est possible et pourquoi il est important, de saisir les dynamiques structurelles et les rapports de domination qui orientent les processus d’internationalisation médiatique. Ainsi, ce livre collectif espère être utile aux étudiants et chercheurs analysant la construction sociale et historique des échanges internationaux de biens symboliques. Mais au-delà, l’ouvrage s’adresse à l’ensemble des agents concernés par ces questions et entend leur suggérer des clefs pour interpréter autrement ce qui est en jeu lorsqu’ils sont confrontés « à l’international ».

Les 100 mots des sciences de l'information et de la communication, Que-sais-je ?Les 100 mots des sciences de l'information et de la communication

Que sais-je ? PUF 2017
Sous la direction de Jean-Baptiste Legavre et Rémy Rieffel

Qu’est-ce qu’un média ? un discours ? une plateforme numérique ? la liberté d’expression ? Voilà quelques exemples qui donnent une idée de l’étendue du champ couvert par les sciences de l’information et de la communication, cette discipline qui existe en France depuis un peu plus de quarante ans et qui offre des formations très diverses aux étudiants (journaliste, médiateur culturel, webmestre, chargé de communication, etc.). En 100 mots, un collectif d’auteurs se propose de prendre l’analyse des médias comme le « noyau » de cette discipline. Croiser les approches (sociologique, juridique, historique, économique, sémiologique) est de fait la meilleure façon de construire cette discipline encore jeune, qui cherche à penser le monde en mettant la communication au cœur de la réflexion.

Media and Nostalgia yearning for the past, present and futureMedia and Nostalgia. Yearning for the past, present and future

Basingstoke, Palgrave Macmillan Memory Studies Series, 2014
Sous la direction de Katharina Niemeyer

Media and Nostalgia is an interdisciplinary, international and critical exploration of media and their relation to nostalgia. The volume takes a closer look at the recent nostalgia boom, as for example, digital photography that adopts a vintage style, the success of television series such as Mad Men, revivals of past music, fashion, and video games. However, this current nostalgia wave is not simply a fascination with the past; rather, it hints at something more profound. Expressions of nostalgia indicate a double helix type phenomenon with slower reactions to ever-faster technologies, and the possibility of an escape from the current crisis into a middle status of wanderlust (Fernweh) and a specific form of nostalgia such as homesickness. Each chapter demonstrates how nostalgia has always been a media-related matter, analysing, among others, digital photography, television series, film and home videos. This collection explores the ways in which various media produce narratives of nostalgia, how they trigger nostalgic emotions and how they can in fact be a creative projection space in themselves. Avec les contributions de Morena La Barba, Thibaut Bardon, Gil Bartholeyns, Marine Baudrillard, Emmanuelle Fantin, Philippe Le Guern, Maël Guesdon, Itzhak Goldberg, Aline Hartemann, Ute Holl, Andrew Hoskins, Emmanuel Josserand, Yala Kisukidi, Emily Keightley, Katharina Niemeyer, Michael Pickering, John Potts, David P. Pierson, Giuseppina Sapio, Dominik Schrey, Florence Villesèche et Daniela Wentz.
Notes de lecture sur l’ouvrage:

  • http://www.tandfonline.com/doi/full/10.1080/01439685.2016.1164475
  • https://medianostalgia.files.wordpress.com/2015/07/review_media-and-nostalgia.pdf
  • http://archiv.ub.uni-marburg.de/ep/0002/2015/112/3568.

Louis Guilloux politique - InterférencesLouis Guilloux Politique

Presses universitaires de Rennes, 2016
Sous la direction de Jean-Baptiste Legavre

La politique est omniprésente dans l’œuvre littéraire de Louis Guilloux (1899-1980). Si le constat n’est pas nouveau, aucun travail collectif ne s’était jusqu’ici proposé de partir du texte littéraire pour en éprouver, sur ce point, les constances, les évolutions, les ruptures. Le résultat a l’avantage de sortir des clichés qui marquent un écrivain irréductible aux étiquettes.

Avec le soutien de l’université de Versailles-Saint-Quentin-en-Yvelines et de Carism-université Paris 2 Panthéon-Assas.

Les censures dans le monde XIX-XXI siècles« Liberté d'expression et "offense religieuse" selon les droits français et européen, de 1905 à l'affaire Dieudonné (janvier 2014) : respect des croyances et enjeux politiques »

in Les censures dans le monde, Presses universitaires de Rennes, 2016, pp. 161-178 
Hélène Eck, Agnès Granchet 
sous la direction de Laurent Martin

Cet ouvrage offre des synthèses sur la censure du XIXe siècle à nos jours, dans de nombreux pays. Pourquoi censure-t-on ?, qui censure et comment ?, que fait-on avec ou contre la censure ? Cet ouvrage adopte une vision très large des phénomènes censoriaux tout en s’interrogeant sur les distinctions nécessaires qu’il convient d’opérer entre eux.

Avec le soutien du Centre d’histoire de Sciences Po, du CARISM/université Paris 2, du CEMTI/université de Paris 8, de l’INA, du LARHRA/CNRS, du CHSC, université de Versailles-Saint-Quentin-en-Yvelines.

Les moteurs de recherche - La découverteLes moteurs de recherche

Éditions La découverte, coll. « Repères », 2016
Guillaume Sire

Comment se repérer sur le Web ? Comment ne pas se perdre dans ce déluge d’informations ? Les moteurs de recherche sont à la fois des cartes, des boussoles et des topographes. Ils indiquent le nord et nous guident en nous disant : « Ce contenu est plus pertinent que celui-là. » Ils répondent à nos questions les plus farfelues en quelques microsecondes. Ils indexent les informations accessibles et dressent pour nous des listes vertigineuses. Ils organisent la connaissance à l’échelle du monde. Oracles modernes, pythies algorithmiques. L’objectif de cet ouvrage est de révéler ce qui se cache derrière l’interface en apparence extrêmement simple depuis laquelle nous avons accès à tant d’informations. Le lecteur apprendra comment ont été inventés les moteurs de recherche. Il comprendra comment ils fonctionnent, comment ils sont financés, quel est leur statut juridique, les controverses dont leur activité est susceptible de faire l’objet, quels sont les principaux moteurs sur le marché, comment ils se distinguent les uns des autres et quelles sont les perspectives d’évolution du secteur.

Le défi Charlie - Les médias à l'épreuve des attentatsLe défi Charlie. Les médias à l'épreuve des attentats

Paris, Éditions Lemieux, 2016
Sous la direction de Pierre Lefébure et Claire Sécail

« Je suis Charlie »… Du 7 au 9 janvier 2015, la France a connu les journées les plus tragiques de son histoire récente. Après l’effroi et la sidération collective, sont venus les temps de la communion, mais aussi des débats tout azimuts : liberté de la presse, droit au blasphème, place spécifique de l’islam, théories du complot (liste non exhaustive). Un an après les attentats, des chercheurs (historiens, sociologues, politistes, sémiologues, SIC) explorent les facettes médiatiques de cet événement qui endeuille et marquera longtemps le pays.

TABLE DES MATIÈRES

Pierre Lefébure et Claire Sécail - Introduction

LE TEMPS DE L’ATTAQUE
Katharina Niemeyer - Les Unes internationales du 8 janvier 2015. Entre uniformité et singularité
Pierre Lefébure - Rire malgré tout. Comment les humoristes d’actualité font face au choc
Pierre-Emmanuel Guigo - L’étoffe présidentielle à l’épreuve. La communication de F. Hollande pendant les attentats

LE TEMPS DE LA MARCHE
Claire Sécail - L’Histoire en marche (républicaine). L’information continue et « l’esprit du 11 janvier »
Maëlle Bazin - L’énonciation d’un deuil national. Usages de « Je suis Charlie » dans les écritures urbaines
Romain Badouard - « Je ne suis pas Charlie ». Pluralité des prises de paroles sur le web et les réseaux sociaux
Joël Gombin, Bérénice Mariau et Gaël Villeneuve - Le web politique au lendemain des attentats de Charlie

LE TEMPS DU DÉBAT
Christian Delporte - Dessin de presse. Limites et atteintes à la liberté d’expression (XXe-XXIe siècles) Pierre Lefébure et Claire Sécail - La critique des publics. Les courriers du médiateur de l’information de France 2
Timothée Deldicque - Le rôle des « philosophes médiatiques ». Construction symbolique des événements
Pierre Lefébure, Katharina Niemeyer et Claire Sécail - Magnitude Charlie : un défi pour les sciences sociales Postface - Bibliographie complémentaire - Contributeurs

Sociologie des médias - 4e édition actualisée et augmentéeSociologie des médias

Paris, 4e édition, Éditions Ellipses, 2015
Rémy Rieffel

L’influence des médias dans nos sociétés est aujourd’hui un sujet particulièrement sensible qui ne cesse de faire l’objet de jugements pour le moins contrastés :

  • certains vantent le mérite de la presse, de la radio, de la télévision, des TIC en matière de démocratisation culturelle et sociale ;
  • d’autres dénoncent leurs méfaits en les accusant d’encourager la manipulation et l’uniformisation des esprits.

La sociologie des médias a précisément pour but de mettre fin aux idées reçues et d’essayer de faire la part des choses entre appréciations hâtives et réalité des phénomènes.
C’est ce à quoi s’emploie Rémy Rieffel dans cet ouvrage qui propose une synthèse claire et précise des connaissances accumulées à ce jour dans ce domaine.
On trouvera donc ici non seulement l’étude de l’impact des médias sur la vie politique et sur la culture, sur l’émergence d’une opinion publique, sur les techniques de propagande ou de publicité, mais aussi l’analyse du comportement de ceux qui produisent l’information (les journalistes) et de ceux qui la reçoivent (les publics des médias traditionnels et des médias numériques).

Les espaces professionnels des journalistes - Des corpus quantitatifs aux analyses qualitativesLes espaces professionnels des journalistes. Des corpus quantitatifs aux analyses qualitatives

Paris, Éditions Panthéon-Assas, 2015
Sous la direction de Christine Leteinturier, Cégolène Frisque

Cet ouvrage est le fruit d'une préoccupation commune à différents travaux conduits ces dernières années autour de la question de l'usage des données statistiques dans les recherches sur le journalisme. En effet, les données statistiques apparaissent souvent à la fois comme un outil d'objectivation indispensable et un obstacle à l'analyse. Qu'elles proviennent d'institutions (CCIJP, caisse de retraite Audiens, INSEE) ou soient élaborées par les chercheurs eux-mêmes à partir de différents corpus (sondages, enquêtes par questionnaires, réseau social professionnel en ligne), ces données doivent être interrogées du point de vue de leurs conditions de production puisque celles-ci influent sur les types de recherches permises et sur les résultats produits.
Pour croiser ces différents regards de chercheurs, l'ouvrage s'organise selon trois niveaux d'analyse du champ journalistique. Le premier prend en compte l'espace du groupe professionnel dans son ensemble (France et Belgique). Le second interroge l'espace plus restreint mais plus éclaté des entreprises médiatiques et des rédactions. Enfin, le troisième s'intéresse directement aux acteurs à travers les carrières des journalistes. Ce recueil fait suite à deux journées d'études organisées les 15 janvier et 13 décembre 2013 par le CARISM-ANR/AMMEJ et le CRAPE.

La gratuité à quel prix ? Les cahiers de l'EMNSLa Gratuité, à quel prix ? Circulation et échange de biens culturels sur internet

Les cahiers de l'EMNS - Presses des mines
Joëlle Farchy, Cécile Méadel
et Guillaume Sire

Le prix Nobel d’économie Milton Friedman l’a dit clairement : « un repas gratuit, ça n’existe pas ». Pourtant, le web semble remettre en cause cet axiome puisqu’il permet aux internautes d’accéder, sans dépense apparente, à une multitude de biens culturels. Que vaut cette gratuité numérique ? Faut-il dans la continuité du rapport Lescure proposer une légalisation des échanges non marchands ? L’ouvrage explore ces notions et analyse trois secteurs qui constituent les principaux produits d’appel du marché de l’internet : l’audiovisuel, la musique et le livre. L’analyse des revenus que Spotify ou DpStream, iTunes ou Usenet, LastFM ou Popcorn, VLC ou Shazam, et bien d’autres encore, tirent de la circulation des biens culturels permet de comprendre leur place dans l’économie numérique. Derrière une même apparence de gratuité pour l’internaute, les modèles proposés ont des conséquences bien différentes. L’internaute devra lui aussi en payer le prix, sous forme directe ou indirecte, aujourd’hui ou demain, tandis que les modalités de partage de valeur entre les acteurs économiques sont amenées à évoluer. > En savoir plus