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Avis de soutenance

Septembre 2018

Alexandre HERRERA

Indignez-vous ! de Stéphane Hessel

Récit médiatique et débats publics autour d’une figure héroïque

La soutenance aura lieu le mercredi 26 septembre 2018 à 14 heures,

à l’Université Panthéon-Assas, Salle des Actes, (Esc. J) -3ème étage. 12, place du Panthéon 75005 Paris

Le jury sera composé de :

Mme Isabelle Garcin-Marrou, professeure des Universités, Sciences Po Lyon.

Mme Laurence Kaufmann, rapporteure, professeure en sociologie, Université de Lausanne.

M. Frédéric Lambert, professeur des Universités, Panthéon-Assas, Paris II.

M. Cyril Lemieux, professeur EHESS, Paris.

Mme Sophie Moirand, rapporteure, professeure émérite, Paris III - Sorbonne Nouvelle.

Résumé :

En interrogeant l’efficacité performative des « mots » comme composante essentielle des actes de langage, cette thèse s’intéresse aux récits médiatiques qui concourent à la construction de figures héroïques, lesquelles participent au fondement discursif du lien social. À partir du parcours de Stéphane Hessel comme figure tutélaire et du succès du livret Indignez-vous !, nous étudions la trajectoire publique de l’ancien héros-résistant, en lien avec des récits, des débats et des scènes médiatiques qui se sont construits et déployés autour de sa figure. L’approche théorique et les méthodologies pluridisciplinaires empruntent à la sociologie et à la sémiotique qui s’interrogent sur la reproduction du lien social par la préfiguration, la configuration et la reconfiguration opérées par un récit. La considération philosophique et le regard en science politique nous permettent de convoquer l’analyse des concepts de dignité et ses représentations dans des luttes de mobilisation collective. Enfin, selon une approche en sciences de l’information et de la communication, nous questionnons la manière dont les médias traitent de la figure particulière de Stéphane Hessel en lien avec le mouvement Les Indignés. Cette thèse démontre que le langage joue un rôle fondamental dans la construction de la représentation du social. Que le langage, du fait des « mémoires » qu’il véhicule, construit du lien social et donne du sens aux membres d’une société. En définitive, nous établissons que le discours des médias est une passerelle entre le monde politique institutionnel et les mouvements sociaux qui incorporent les mots des médias dans une reprise incessante de figures et de légendes collectives qui circulent dans l'espace public. La thèse pose ainsi les bases d’une problématisation du rapport entre les discours des médias et les répertoires des discours de mobilisation collective.

Descripteurs : Dignité, Les Indignés, mobilisation collective, mémoire collective, Stéphane Hess

 

Juin 2018

Sébastien Barbeau

La production des blogs journalistiques
sur les sites web des quotidiens nationaux français et québécois

le jeudi 28 juin à 10h, Salle des Actes, 12 place du Panthéon, 75005 Paris.


Le jury sera composé de :

Madame Valérie Jeanne-Perrier, Professeure des universités à Sorbonne Université, Rapporteuse

Madame Nathalie Pignard-Cheynel, Professeure assistante à l’Université de Neuchâtel (Suisse)

Monsieur Rémy Rieffel, Professeur des universités à l’Université Panthéon-Assas, Directeur de thèse

Monsieur Thierry Watine, Professeur titulaire à l’Université Laval (Canada), Rapporteur

 

 

Résumé de la thèse :

Cette thèse porte sur la production des blogs journalistiques hébergés sur les sites web des quotidiens nationaux français et québécois. L’objectif de la recherche est d’identifier et de caractériser la zone d’incertitude maîtrisée par les journalistes en vue de réaliser les blogs. Cette réalisation s’inscrit dans un contexte économique en grande transformation et s’effectue dans des organisations qui prônent la division du travail en multitâche.
La méthodologie consiste en la réalisation de 52 entretiens semi-directifs avec des journalistes et des responsables de blogs actifs au 1er avril 2014 dans 12 titres français et québécois?; des analyses techniques et informatiques du logiciel WordPress?; d’une analyse de contenu des blogs et des quotidiens?; et des observations en ligne des blogs.
Les principaux résultats montrent que la réalisation d’un blog s’effectue par l’instauration d’un concept éditorial porteur auquel les journalistes s’identifient à la fois de manière professionnelle et personnelle. Dans le cadre de la production, les animateurs établissent des routines individuelles (sélection des sujets et rédaction des textes) et négocient des routines collectives (révision, mise en ligne et gestion des commentaires) avec des employés divers (secrétaires de rédaction, community managers, etc.) travaillant pour le quotidien. Le recours à ces autres acteurs permet aux journalistes de les libérer de ces tâches spécialisées et éreintantes.

 

Avril 2018

 

Dana MANSOUR


soutiendra sa thèse

Mercredi 4 avril à 14h30,
Salle des Actes (Esc.J) - 3ème étage

12, place du Panthéon - 75005 PARIS


Pour une culture de la participation des publics :
les stratégies médiatiques d’Al Jazeera.
Étude sémiotique des vidéos promotionnelles et du site web participatif Sharek : Al Jazeera face à la guerre de Gaza (2009) et aux révolutions arabes (2011).


Membres du jury :

Monsieur Frédéric LAMBERT (directeur de thèse), Professeur à l’Université Paris 2 - Panthéon-Assas

Madame Isabelle GARCIN-MARROU (rapporteur), Professeur à Sciences Po - Lyon

Madame Adeline WRONA (rapporteur), Professeur à Sorbonne Université

Madame Jocelyne ARQUEMBOURG, Professeur à l’Université Sorbonne-Nouvelle - Paris 3

Monsieur Tristan MATTELART, Professeur à l’Université Paris 2 - Panthéon-Assas


Résumé :

La coproduction de l’information avec le téléspectateur arabe a toujours été la ligne éditoriale directive qui distinguait la chaîne qatarie Al Jazeera depuis sa création en 1996. Au fil des années, la recette a payé ses fruits faisant d’Al Jazeera la chaîne d’information internationale la plus regardée dans le monde arabe. Le choix stratégique de la chaîne de faire du spectateur arabe, longtemps marginalisé dans les médias, un allié s’explique par une recherche de légitimité, de la part de son émir Hamad ben Khalifa al-Thani notamment après le coup d’état contre son père en 1995. Néanmoins, vouloir se séparer de l’ancien régime impose des changements de fond, chose qui se voit clairement sur Al Jazeera par rapport à d’autres médias. Avec les premiers débats politiques sur la chaîne, le statut du spectateur arabe change radicalement. Il devient acteur et y participe avec ses questions et ses commentaires au prix d’un simple appel téléphonique. Mais en même temps, Al Jazeera devient l’ennemi des régimes arabes. Peu à peu, la chaîne qatarie gagne la confiance de beaucoup de téléspectateurs notamment durant sa couverture médiatique des crises majeurs dans le monde arabe à l’instar de la deuxième Intifada de 2000 et de l’offensive américaine contre l’Irak en 2003. Grâce à une couverture médiatique distincte de celle de ses confrères américains et européens, elle s’affirme en tant que chaîne d’information mondiale. L’année 2011 est un tournant majeur dans l’histoire de la chaîne. Dès le début des révoltes, elle s’active pour montrer les manifestations qui gagent rapidement les pays arabes. La guerre des régimes autocratiques déclarée contre Al Jazeera ne l’empêche pas de porter des nouveautés. Consciente des apports des nouveaux médias elle s’y adapte et donne les moyens au spectateur arabe pour participer à la coproduction et à la circulation de l’information. Les vidéos promotionnelles d’Al Jazeera sont un exemple concret. Par leur format court susceptible de voyager d’un support médiatique à un autre, elles deviennent un objet d’activisme médiatique. Quant à la plateforme numérique Sharek, sa création est la preuve la plus nette de la volonté de la chaîne d’impliquer le spectateur arabe dans la circulation et l’archivage de l’information.


 


 

 

Novembre 2017

Lucie ALEXIS
soutiendra sa thèse

vendredi 17 novembre à 14h30,
salle Collinet, bibliothèque Ste Barbe :

Réponses à la mission culturelle de la télévision publique.
Analyse sémiologique des rapports institutionnels, des figures de l'artiste et des écritures numériques à France Télévisions
(1993-2017)

Membres du jury :

Madame Marie-France CHAMBAT-HOUILLON (rapporteure), Maître de Conférences HDR, Université Sorbonne Nouvelle Paris
Monsieur Frédéric LAMBERT (directeur de thèse), Professeur des Universités, Université Panthéon-Assas Paris 2
Monsieur Laurent MARTIN, Professeur des Universités, Université Sorbonne- Nouvelle Paris 3
Monsieur Sébastien ROUQUETTE (rapporteur), Professeur des Universités, Université de Clermont Auvergne
Monsieur Emmanuël SOUCHIER, Professeur des Universités, CELSA Université Paris-Sorbonne


Résumé :

Nous nous intéressons dans ce travail à la mission culturelle de France Télévisions à partir de la problématique suivante : La culture à la télévision de service public a-t-elle une qualité particulière ? Si oui, quels en sont les principes régulateurs et comment se manifeste sa cohérence? Nous choisissons une définition restrictive de la notion de culture qui inclut à la fois les grandes disciplines artistiques et les productions des industries culturelles. Nous suivons un parcours chronologique à travers trois mouvements qui placent le lecteur au sein de différents territoires politiques et médiatiques : une analyse de rapports institutionnels publiés entre 1993 et 2008 ; une étude de figures et portraits d’artistes tels que visibles dans trois émissions de plateau (On n’est pas couché, Ce soir (ou jamais !) et Des mots de minuit) diffusées en fin de soirée entre 2010 et 2011 ; des formes numériques d’écriture et de diffusion de la culture afin d’interroger un éventuel renouvellement des expériences et de la programmation culturelles entre 2011 et 2017. Nous appuyant sur une histoire de la télévision publique, nous nous inscrivons principalement dans une perspective sémiologique. Toutefois, nos travaux témoignent d’un projet pluri-méthodologique et nous empruntons quelques outils et concepts à l’analyse de discours, à l’approche par les modèles socio-économiques des industries culturelles et nous proposons, dans un dernier geste, une conduite d’entretien graphique. L’hétérogénéité des objets concrets et des méthodologies que nous mobilisons nous conduisent à conclure que la culture de la télévision de service public se nourrit à la fois d’une conception majoritairement institutionnellement consacrée, d’une attention portée aux productions des industries culturelles et aux « médiacultures » et tend à s’élargir davantage au travers d’expériences numériques. C’est d’une conjugaison de cet ensemble d’éléments sur un mode propre que procède la culture de la télévision de service public.

 

 


 

Mercredi 22 novembre à partir de 14h en salle des actes (Panthéon),


Colin Robineau
soutiendra sa thèse :

La politisation en terrain militant « radical ».
Ethnographie d’un squat d’activités de l’Est parisien

Membres du jury :

Madame Valérie DEVILLARD (directrice de thèse) Professeure à l’Université Paris 2
Monsieur Fabien GRANJON (rapporteur), Professeur à l’Université Paris 8
Monsieur Tristan MATTELART, Professeur à l’Université Paris 2
Monsieur Gérard MAUGER, Directeur de recherche émérite au CNRS
Madame Geneviève PRUVOST, Chargée de recherche au CNRS / Chargée de cours à l’EHESS
Monsieur Yves SINTOMER (rapporteur), Professeur à l’Université Paris 8


Résumé :

Basée sur une observation participante de deux ans au sein de La Kuizine, un squat d’activités de l’est parisien ouvert par des militants marxistes et/ou anarchistes, la thèse se présente comme une contribution à l’étude du renouveau des entreprises critiques et des pratiques contestataires et apporte une pierre empirique de plus à la connaissance des espaces publics d’aujourd’hui. Accordant une large place au matériau ethnographique, la recherche s’inscrit dans une perspective empruntant à la fois à la tradition interactionniste de la troisième École de Chicago et à la sociologie bourdieusienne afin d’éclairer les mécanismes de domination (re)produits au sein de La Kuizine et les « possibles latéraux » qui y sont expérimentés. En effet, le collectif militant à l’origine de l’initiative avait pour objectif d’en faire un lieu de « solidarité de classe » en y organisant divers ateliers (en particulier des repas à prix libre) à destination des travailleurs et habitants du quartier et en privilégiant l’autogestion comme modus operandi de la décision collective. L’analyse de cet espace – indissociablement physique, social et communicationnel – se situe donc au carrefour de plusieurs disciplines : la science politique, la sociologie, l’anthropologie et les sciences de l’information et de la communication. Ce faisant, la thèse interroge de manière transversale des objets variés : la fabrique sociale de l’engagement radical, le rapport aux champs politique et médiatique d’un micro-espace contestataire, les processus de socialisation politique ainsi que les conditions de possibilité de la critique ordinaire de l’ordre social.


Décembre

Héloïse BOUDON


soutiendra sa thèse


le 4 décembre à 14h30 - salle Collinet (bibliothèque Sainte-Barbe)

Vies privées, problèmes publics :
la nouvelle dramaturgie des séries télévisées françaises

Membres du jury :

Monsieur Stéphane BENASSI, Professeur à l’Université Lille 3
Madame Valérie DEVILLARD (directrice de thèse) Professeure à l’Université Paris 2
Monsieur Tristan MATTELART, Professeur à l’Université Paris 2
Madame Caroline OLLIVIER-YANIV (rapporteure), Professeure à l’Université Paris-Est Créteil Val de Marne
Madame Sarah SEPULCHRE (rapporteure), Professeure à l’Université catholique de Louvain


Résumé :

Ce travail porte sur la mise en scène et mise en visibilité des problèmes publics et débats de société dans les séries et feuilletons télévisés français. Le terrain mobilise un corpus de quatre séries françaises, deux de service public et deux de la chaîne payante Canal+. Au travers d'une double approche, nous envisageons le rôle de ces productions dans la sphère publique française ainsi que les enjeux différenciés qu'elles revêtent. D'une part, certaines endossent une fonction de lien social et de consolidation des valeurs de la société française, en élaborant des mises en scène traitant de débats de société ou de questions de moeurs et en offrant au téléspectateur-citoyen l'accès à ces problématiques grâce aux potentialités spécifiques du genre sériel. Il s'agit également d'étudier les stratégies de communication publique qui, en s'inscrivant dans le cadre de ces feuilletons ou séries, renouvellent leur champ d'action et bénéficient des atouts de la fiction. D'autre part certaines de ces productions peuvent être envisagées comme une tribune alternative permettant à des acteurs engagés - ou issus de sphères professionnelles antérieures – de relayer des revendications et d'accéder à la visibilité de la scène médiatisée. La série s'érige alors en « opérateur de la visibilité » au service d'entrepreneurs de cause et devient partie intégrante des processus de construction des problèmes publics dans les arènes publiques françaises.


Laurent BIGOT

soutiendra sa thèse

jeudi 7 décembre à 9h - salle des conseils (site Panthéon)

L’essor du fact-checking :
de l’émergence d’un genre journalistique au questionnement sur les pratiques professionnelles

Membres du jury :

Monsieur François DEMERS, Professeur titulaire, Université Laval de Québec
Monsieur Benoît GREVISSE, Professeur ordinaire, Université catholique de Louvain
Monsieur Arnaud MERCIER, Professeur des universités, Paris 2 - Panthéon-Assas
Monsieur Franck REBILLARD, Professeur des universités, Paris 3 - Sorbonne Nouvelle
Monsieur Rémy RIEFFEL, Professeur des universités, Paris 2 - Panthéon-Assas (dir.)
Madame Roselyne RINGOOT, Professeure des universités, Grenoble-Alpes


Résumé :

De plus en plus de médias dans le monde disposent de rubriques ou chroniques dédiées au fact-checking. Elles visent notamment à vérifier la véracité de propos tenus par des responsables politiques. Cette pratique revisite celle née aux États-Unis dans les années 1920, qui consistait à vérifier de manière exhaustive et systématique les contenus avant parution. Ce fact-checking « moderne » incarne une stratégie des rédactions web – en dépit des crises structurelles et conjoncturelles – pour renouer avec la diffusion de contenus mieux vérifiés, ainsi que leur capacité à mettre à profit les outils numériques qui facilitent l’accès à l’information. À travers une trentaine d’entretiens semi-directifs avec des fact-checkeurs français et l’étude de 300 articles et chroniques issus de sept médias différents, ce travail de recherche analyse dans quelle mesure le fact-checking, en tant que genre journalistique, valorise une démarche crédible, mais révèle aussi, en creux, des manquements dans les pratiques professionnelles. Il examine, enfin, comment la promotion de contenus plus qualitatifs et l’éducation aux médias sont de nature à placer le fact-checking au cœur des stratégies éditoriales, destinées à regagner la confiance des publics.


Wei WANG

soutiendra sa thèse

lundi 18 décembre à 9h30, salle des Actes

Histoire et sémiologie des représentations
de l’unité du peuple chinois (1949-2009)
et le traitement médiatique des conflits
au Tibet (2008) et au Xinjiang (2009)

Membres du jury :

Madame Valérie JEANNE-PERRIER, Professeure de l’Université Paris 4, CELSA
Monsieur Frédéric LAMBERT (directeur de thèse), Professeur à l’Université Paris 2
Monsieur Chang LIU, Professeur à l’Université de communication de Chine
Monsieur Tristan MATTELART, Professeur des universités, Paris 2 - Panthéon-Assas



Résumé

Cette thèse en Histoire et sémiologie porte sur les représentations de l’unité du peuple chinois (1949-2009) et le traitement médiatique des conflits au Tibet (2008) et au Xinjiang (2009). Dans le cadre d'une approche sémiotique, l'analyse des images et des textes nous permet de considérer comment les discours d'information, les discours institutionnels et ceux des industries culturelles font la promotion de l'unité du peuple chinois. Ce travail se concentre sur les écritures portées par le gouvernement chinois soucieux de proposer le récit collectif d'une société harmonieuse, de maintenir une nation solidaire au moment de deux crises sociales entre les Hans et les ethnies minoritaires.

L'année 2008 aurait dû, grâce aux Jeux Olympiques, être l'année favorisant le nation-branding d'une Chine victorieuse. Or, cinq mois avant l’ouverture des JO de Pékin, les événements de Lhassa, capitale de la région autonome du Tibet, mettent sous tension le gouvernement chinois et soulignent une fracture profonde entre les Hans et les Tibétains. Un an après, des émeutes surviennent dans la Région autonome ouïghoure du Xinjiang. Pour traiter les récits médiatiques, nous comparons à la fois les différents points de vue portés par des journalistes chinois et français sur ces événements, nous observons aussi comment un certain nombre d’Ouïghours ont participé à un mouvement de réhabilitation des Xinjiangrens (habitants du Xinjiang) à la suite de la publication d’un livre Je viens du Xinjiang, ouvrage qui fait partie de notre corpus. Cette thèse observe donc comment les médias d'information, les séries télévisées, les écritures de l'histoire officielle promue par le gouvernement chinois, les productions des industries culturelles (cinéma, émissions de plateau, projets d'éditions imprimées...) finissent par former la légende collective de l'unité du peuple chinois.


Fernando VANNIER DOS SANTOS BORGES

soutiendra sa thèse

mardi 19 décembre à 14h30 en salle des Actes,


Les médias de club :
nouveaux espaces de production de l’information sportive.
(Benfica, Botafogo et Paris Saint-Germain),


Membres du jury :

Monsieur Paolo FAUSTINO (rapporteur), Professeur à l’Université de Porto
Monsieur Jean-Baptiste LEGAVRE (directeur), Professeur à l’Université Paris 2
Monsieur Tristan MATTELART, Professeur à l’Université Paris 2
Monsieur Fabien WILLE (rapporteur), Professeur à l’Université Lille 2



Résumé

Pendant le 20e siècle, la relation entre médias et organisations sportives ont été symbiotiques. Les ressources obtenues grâce à la vente des droits de diffusion télévisée, la communication et les médias exercent une grande influence sur le succès global du football. C’est une relation de tensions et de coopération entre média et organisations sportives, et aussi les frontières sont floues entre les deux champs. Dans ce travail, nous souhaitons comprendre de quelle sorte les médias influencent les organisations sportives, plus précisément comment les clubs de football deviennent des espaces de production d’informations. Plus récemment, les organisations sportives ont investi dans le secteur de la communication, soit à travers le recrutement des communicants et d’autre professionnels de l’information, soit par la création de canaux de communications propres. Nous avons sélectionné, comme objets d’étude, les médias de trois organisations sportives : la webtélé du Paris Saint-Germain (France), le site web du Botafogo (Brésil) et la chaîne télé du Benfica (Portugal). Le travail empirique est constitué d’entretiens ethnographiques avec des professionnels de l’information et des communicants des clubs de football analysés. Suite à ces entretiens, nous avons l’objectif de répondre à trois questions sur la création des médias de club : quelle est sa motivation ; comment fonctionnent-ils ; et qui sont les responsables pour sa mise en place. Le choix de ces clubs offre l’opportunité d’une étude comparative et l’évaluation de différents marchés avec de degrés inégaux de modernisations, en permettant l’identification des proximités et des divergences, associées aux contextes respectifs, ce qui rend possible une tentative de généralisation sur les médias de club et leurs conséquences pour le journalisme sportif et pour la relation entre sport et médias.

 

Le doctorat a sa radio libre !

Elle est ici : http://plus.franceculture.fr/factory/radio-thesards

Son producteur est Dr David CHRISTOFFEL.


En complément :

Consultez le site de l'Ecole doctorale EGIC (ED 455) :


http://ecogeinfocom.u-paris2.fr/


Activité doctorale Paris 2

 

 


Centre d'Analyse et de Recherche Interdisciplinaires sur les Médias - Institut Français de Presse
5/7, avenue Vavin - 75006 PARIS | Tél. : + 33 (0) 1 55 42 50 21